Gouttières : le dimensionnement avant le matériau
Une gouttière se dimensionne d'après la surface de toiture qu'elle collecte et l'intensité de pluie de la région, pas d'après l'esthétique. Sous-dimensionnée, elle déborde lors des orages — et l'eau qui déborde tombe systématiquement au pied du mur, là où elle provoque les remontées d'humidité.
La pente d'écoulement se situe autour de 3 à 5 mm par mètre vers la descente. Trop faible, l'eau stagne et les feuilles s'accumulent ; trop forte, la gouttière se voit et le niveau d'eau à l'entrée de la descente crée des projections.
Le zinc reste la référence en durabilité et se soude, ce qui supprime les joints. L'aluminium, souvent posé sans joint sur profileuse en continu, se pose vite. Le PVC coûte moins cher mais se dilate davantage et vieillit mal en exposition sud. Ordres de grandeur : de 30 à 90 € le mètre linéaire posé selon le matériau et la hauteur.
Faut-il des protections anti-feuilles ?
Utiles sous des arbres à feuilles caduques, à condition d'être démontables : une grille non démontable transforme un nettoyage annuel simple en intervention lourde.
À quelle fréquence nettoyer ?
Une à deux fois par an, en fin d'automne surtout. Une gouttière pleine déborde et son poids peut arracher les crochets, ce qui coûte bien plus que l'entretien.