Pose de tuiles : la pente commande le choix
Chaque tuile a une pente minimale d'emploi, et elle varie fortement selon la région et l'exposition au vent. Une tuile canal descend très bas en pente, une tuile plate exige beaucoup plus. Poser un modèle sous sa pente minimale provoque des remontées d'eau par capillarité, invisibles jusqu'à la première tempête.
Le recouvrement et le pureau — la partie visible de chaque tuile — se calculent en conséquence, et ils déterminent l'écartement des liteaux. C'est ce liteaunage, pas la tuile, qui fait la régularité visuelle d'un toit fini : un écartement qui dérive de quelques millimètres par rang se voit à dix mètres.
Ordres de grandeur : de 60 à 120 € le m² pour de la tuile mécanique, davantage pour de la tuile plate ou de la canal qui demandent plus d'unités au mètre carré et plus de main-d'œuvre. Les rives, faîtages et arêtiers se chiffrent au mètre linéaire, séparément.
Peut-on mélanger des tuiles neuves et anciennes ?
Sur une réparation ponctuelle, oui, à condition de retrouver le même modèle et le même moule — les dimensions varient d'un fabricant à l'autre. Sur un pan entier, le raccord se verra toujours.
Faut-il fixer chaque tuile ?
Les règles de pose imposent un pourcentage de tuiles fixées selon la zone de vent, la hauteur du bâtiment et la pente. En zone exposée, la fixation peut être généralisée.